Le fameux lâcher prise

Lâcher prise, un terme que l'on entend énormément dans le milieu du développement personnel.


Utilisé, réutilisé, réexpliqué... Je ne vais pas aujourd’hui m'y attarder plus que de raisons car nombreux sont ceux qui sont largement qualifiés pour cela. Je vais juste vous incitez à la réflexion et introspection :

Vous vous dîtes prêt à lâcher prise mais l'êtes vous réellement?

  • Oui?

  • Non?

  • Sur certains aspects?


Certains répondent oui sans hésiter mais la question à souvent se poser est :


Sommes-nous vraiment honnêtes face à nous-mêmes?

Aimeriez-vous que quelqu'un sonne à l'improviste chez vous?

L'accueillerez-vous les bras ouverts ou avec réticence? Cela va t'il venir perturber votre petit quotidien, confort et ce que vous aviez prévu? Ne préférez-vous pas que l'on vous prévienne à l'avance?


Ah! là, la réponse est de suite plus complexe et bien moins facile.

Donc, prêt à lâcher prise, oui, mais sous certaines conditions. Ainsi, on se rend compte que le véritable lâcher prise est bien plus complexe que tout ce auquel on croit.

Lâcher prise = s'abandonner avec confiance en étant convaincu que c'est que pour le meilleur et être donc prêt à ce que cela se manifeste de toute forme de manière et donc de façon incontrôlable.

Donc lâcher prise pourrait être associé à confiance aveugle en la vie :) Et c'est cela qui je pense est notre plus grand frein : la perte de contrôle. On veut bien lâcher mais que sur certains aspects.

On ne veut que ce que l'on veut, comme un enfant capricieux. On veut choisir. On n’accepte pas le tout. On n’accepte que ce qui nous fait du bien.

Et je dis on, car bien entendu, je suis prise dans les mêmes fonctionnements même si le fait d'en avoir conscience fait que je m'en rends compte de plus en plus quand cela arrive.


J'aime dire que je suis un peu comme un adolescent qui des fois fait sa crise c'est à dire :

  • J'aime l'idée d'avoir des parents "invisibles" car c'est réconfortant, rassurant, j'aime l'idée de savoir que je ne suis pas seule, que je suis soutenue, aimée, entourée, protéger et que je me peux me blottir dans des bras, ça me réchauffe le cœur = se reposer sur le "divin", "l'Univers", "ce qui nous dépasse" = être un fils (appelé cela comme vous voulez, l'important n'est pas la terminologie mais l'idée de s'en remettre à quelque chose de supérieur, ce non palpable mais dont on sent la présence).

  • Et en même temps, je veux être aux manettes de ma vie, je veux contrôler, je ne veux pas être seulement un exécutant, je veux diriger = quand ça ne me convient pas, je râle, je blasphème contre l'Univers, je décide de faire à ma manière, je fais preuve d'impatience... = je suis un orphelin


Orphelin et fils sont deux termes empruntés au livre : "Du statut d'orphelin à celui de fils et d'héritier du Père" de Jack Frost, où même si c'est un ouvrage chrétien et que je ne le suis pas, il est très intéressant et pertinent car il montre et décompose nos façon de faire qui sont souvent des manières orphelines et donc souffrantes au lieu d'être dans une démarche d'humilité, d'écoute, d'action désintéressée et choisie (pas en fonction de nous et nos intérêts, mais en fonction de ce qui nous ai dicté, la fameuse mission de vie, légende personnelle ou tout simplement l'écoute de soi). Il est amusant de voir qu'en "brossant large" et parcourant plein d"idées, de concepts allant de la théologie à la spiritualité, au new âge à la science, que toutes et tous s'accordent à dire la même chose juste sous des aspects différents comme le font chaque Dieux de chaque culture.


Le lâcher prise est donc la clef de beaucoup de choses et pourtant il nécessite de rompre avec des automatismes bien ancrés et de prendre des décisions comme de partir marcher au lieu de s'entêter sur une tâche à exécuter.

Oser reporter à plus tard, oser ne pas savoir, oser être impuissant...
Et donner à plus grand grand que soi avec toute l'humilité et la honte associée (peur de l'échec et du jugement).

Avec tout mon amour et ma bienveillance. Merveilleusement votre,

Alice.